Avec l'année qui avance, il y a eu plusieurs occasions de voir du monde.
Jeudi dernier c'était le "graduation day", remise des diplômes pour les élèves qui ont eu l'équivalent de leur bac l'année dernière. Tous les élèves étaient vêtus de toges et de ces chapeaux carrés qu'on ne voit que sur la tête des étudiants américains.

La cérémonie, très protocolaire, avec hymne national au début et à la fin, se déroulait dans "le plus petit" des halls du palais des congrès du Caire (une salle immense, je n'ose imaginer la taille des autres). Avant la remise des diplômes, de nombreuses animations se sont succédées, chants interprétés par l'une des lauréates, morceaux de musique, discours de plusieurs VIP présents pour l'occasion. Avec un collègue saxophoniste et un élève pianiste, je joue régulièrement de la guitare et la prof de musique nous avait aussi demandé de participer. Nous avons donc interprété deux "standards":
Besame mucho et
Autumn Leaves (
Les Feuilles mortes), au début et à la fin de la cérémonie.

Pour l'occasion, on m'a prêté une guitare superbe, un modèle jazz sur laquelle c'était un vrai plaisir de jouer. Alors je crâne...

Je me suis rappelé le jour où je suis allé chercher mon bac, à peine une félicitation de la part de la secrétaire dans ce bâtiment administratif désert du lycée. C'est quand même dommage qu'en France, nous ne marquions pas davantage le passage entre lycée et études supérieures. Toutes les années de collège et de lycée aboutissent à un examen à l'issue duquel on ne voit généralement même pas ses copies. Même si la cérémonie fut parfois un peu ennuyeuse, il est certain qu'elle restera dans la mémoire de ces élèves.
Dimanche, avant le cours d'arabe, nous avons reçu pour le déjeuner la joyeuse bande des volontaires DCC (Délégation Catholique pour la Coopération). Comme pour tout bon-repas-de-dimanche-midi qui se respecte, nous avons mis les petits plats dans les grands. C'était aussi une l'occasion comme on n'en a pas souvent d'ouvrir une bonne bouteille de "grand marquis", l'un des meilleurs (disons correct) crus locaux. Un joyeux moment.

Claire, Elodie, Cécile et Elsa, à l'arrière du taxi qui nous conduit vers le DEAC, où nous poursuivons nos cours d'arabe.
Et ce soir (jeudi 22), le Dawson Hall, notre résidence, d'habitude déserte et calme, se remplit de monde. La raison, c'est cette énorme dinde,

semblable à celle que jadis, de généreux indiens d'amériques auraient offert aux quelques pilgrims décharnés qui avaient débarqué sur leurs côtes.

Notre premier "Thanksgiving" fut l'occasion de rencontrer de nombreux américains de la paroisse de St Andrew, en centre ville (ouest el balad), de goûter de fameux plats traditionnels.
Elsa devant sa pumkin' pie, tarte à la courge _ courge, cannelle, gingembre, clou de girofle
Sarah, volontaire américaine travaille à plein temps à l'orphelinat Fowler
Nate et Milly, nos voisins
Ce fut aussi l'occasion d'entendre de nombreux noëls anglais, accompagnés notamment au piano par sans doute l'une des plus anciennes résidentes américaines au Caire.