Pour vous donner une idée de notre quotidien au Caire, voici quelques photos, menus trophées, maigres butins, souvent offerts, parfois pris à la dérobée, lors de nos déambulation dans cette ville gigantesque.

Juste devant "notre" portail du Ramses for girls, la circulation. (le son fait cruellement défaut à ce blog!)

A un carrefour, dans la lumière de la fin d'après midi, un enfant en uniforme sortant de l'école joue devant une voiture abandonnée.

Le Sacré Coeur de Ghamra, où Elsa travaille le plus souvent.

Aux fenêtres d'un immeuble "belle époque", à portée de main des passants toujours honnêtes, des vêtements et un tapis qui sèchent.

Dans les rues il n'est pas rare de croiser des personnes estropiées ou mal formées.

Un immeuble comme on en voit partout au Caire.

Pour nous rendre à la station de métro la plus proche, nous devons traverser la rue Ramses. Avec la circulation, c'est à peu près impossible. Nous empruntons donc ces escaliers, passons sur le pont, et redescendons de l'autre côté de la rue. Cet endroit est un vrai chaos de bruit, de klaxons, de conducteurs de minibus qui annoncent en hurlant leur destination aux clients potentiels.

A chacun son omniprésident. Le notre s'affiche dans toutes les salles de classe, parfois dans les voitures, mais aussi dans toute bonne boutique qui se respecte.

Notre station de métro, Ghamra, et son horloge avec chiffres arabes.

Le métro est toujours bondé, quelle que soit l'heure (Alors que nous rentrions un soir du ramadan vers 11h, les gens étaient tellement serrés que tout le monde criait; nous avons été expulsés du métro sous la pression, par bonheur à notre station).

L'expression "avoir pignon sur rue" prend ici tout son sens.

Au coin de la rue on se ravitaille en beaux légumes sur les étals ambulants des marchands venus de la banlieue.


Nos rétines embourgeoisées peinent à se défaire de leur réflexe occidental et continuent considérer ce qui a passé un certain âge comme "vintage ". Avec raison dans un pays où l'on a plus urgent à se préoccuper que du patrimoine, cette réaction suscite toujours l'incompréhension.