En professeurs épris d'idéaux mais parfois démunis devant la difficulté à transmettre le savoir, l'idée nous a un jour l'autre traversé que dans une autre époque, avec de sages bambins pour auditeurs, nous eussions fait d'excellents professeurs. Si l'honnêteté intellectuelle nous impose le constat que ces soucis constituent le lot des enseignants depuis la première école, avec un degré de gêne inversement proportionnel à l'âge et à l'autorité du capitaine, notre expérience en Egypte nous incite également à penser que ce constat est universel. Et je tombe ce matin dans le livre V des Confessions sur ce passage, preuve s'il en fallait, de cette aspiration éternelle :
Saint Augustin, alors jeune professeur de rhétorique impie et tout juste sorti des affres du manichéisme, explique les raisons de son départ pour Rome :
"Pourquoi ai-je consenti à gagner Rome? Non pas pour gagner plus et être plus en vue, selon les promesses de mes amis et conseillers. A vrai dire, c'était bien aussi mon but alors; mais la principale et à peu près unique raison fut ce que j'entendais dire de la jeunesse étudiante, plus calme là-bas et tenue en bride sous une discipline mieux réglée. Défense d'envahir pêle-mêle en brise-tout la classe d'un maître qui n'est pas le vôtre : personne au grand jamais n'est admis chez qui que ce soit que sur sa permission. A Carthage, tout au contraire, c'est parmi les écoliers une licence infecte, crapuleuse. Ils font irruption effrontément et avec des airs comme qui dirait de fous furieux, bouleversent l'ordre institué par chaque maître au bénéfice de ses élèves. Ils commettent avec une prodigieuse inconscience mille iniquités que les lois devraient punir, mais la coutume est pour eux."
Carthage, banlieue zep de Rome.
mardi 22 janvier 2008
lundi 14 janvier 2008
Ezkendereyya 2
Le musée national est situé dans une splendide demeure, ancien siège du consulat des Etats-Unis.
La riche collection - chaque époque est distribuée sur un étage- s'intègre parfaitement dans le cadre.
D'Hatshepsout


à Akhénaton,
tous sont contents d'être là, ça se voit.
Alexandrie étant située sur la côte, le climat est bien plus froid et humide qu'au Caire. Nous avons retrouvé avec bonheur les averses, l'odeur de pluie et les ciels nuageux.
Entre deux averses, une promenade au parc de Montazah. Ancien domaine de chasse du roi, le parc a ensuite servi de cadre aux résidences d'été de la cour.
Depuis la révolution, le palais est devenu résidence présidentielle. En voilà une "rupture".
Il faut reconnaître que le parc est quand même devenu public, pour le plus grand bonheur des promeneurs, des amoureux, et des promoteurs qui ont bétonné les trois quart du front de mer.
Les bonnes vagues ne perturbent pas le pêcheur, dont on aperçoit la canne en bas, bien à l'abri derrière la digue.

Retour au centre ville, et direction le quartier turc d'Anfoushi, l'un des plus anciens de la ville.
On y déguste du bon poisson tout frais.

On y fait aussi des rencontres inattendues.
Balade digestive sous une pluie battante. Avec les jours fériés, la promenade qui conduit au fort Qatbay, sur l'emplacement du phare, est envahie de passants. Pour notre dernière soirée, nous pensions flâner un peu dans les rues mais une averse nous contraint à chercher abri dans le hall d'un vieil immeuble. Quelques mètres plus loin, nous faisons halte au Salon de thé "le Trianon". Les boiseries, les serveurs en livrée, la carte... tout nous ramène 100 ans en arrière, à l'époque où la ville était encore florissante. Dans ce café devait se croiser toute la société des armateurs égyptiens, grecs, italiens, turcs... Finalement, on y est si bien qu'on va y passer la soirée. Le lendemain, juste le temps de jeter un oeil sur le théâtre antique avant de reprendre le train pour le Caire.
La riche collection - chaque époque est distribuée sur un étage- s'intègre parfaitement dans le cadre.D'Hatshepsout



à Akhénaton,
tous sont contents d'être là, ça se voit.Alexandrie étant située sur la côte, le climat est bien plus froid et humide qu'au Caire. Nous avons retrouvé avec bonheur les averses, l'odeur de pluie et les ciels nuageux.

Entre deux averses, une promenade au parc de Montazah. Ancien domaine de chasse du roi, le parc a ensuite servi de cadre aux résidences d'été de la cour.
Depuis la révolution, le palais est devenu résidence présidentielle. En voilà une "rupture".
Il faut reconnaître que le parc est quand même devenu public, pour le plus grand bonheur des promeneurs, des amoureux, et des promoteurs qui ont bétonné les trois quart du front de mer.
Les bonnes vagues ne perturbent pas le pêcheur, dont on aperçoit la canne en bas, bien à l'abri derrière la digue.
Retour au centre ville, et direction le quartier turc d'Anfoushi, l'un des plus anciens de la ville.
On y déguste du bon poisson tout frais.
On y fait aussi des rencontres inattendues.
Balade digestive sous une pluie battante. Avec les jours fériés, la promenade qui conduit au fort Qatbay, sur l'emplacement du phare, est envahie de passants. Pour notre dernière soirée, nous pensions flâner un peu dans les rues mais une averse nous contraint à chercher abri dans le hall d'un vieil immeuble. Quelques mètres plus loin, nous faisons halte au Salon de thé "le Trianon". Les boiseries, les serveurs en livrée, la carte... tout nous ramène 100 ans en arrière, à l'époque où la ville était encore florissante. Dans ce café devait se croiser toute la société des armateurs égyptiens, grecs, italiens, turcs... Finalement, on y est si bien qu'on va y passer la soirée. Le lendemain, juste le temps de jeter un oeil sur le théâtre antique avant de reprendre le train pour le Caire.
samedi 12 janvier 2008
Ezkendereyya 1
Fin décembre, peu avant noël : les rues sont cernées par les enclos à bestiaux. On approche de la fête du grand baïram (souvenir du sacrifice d'Abraham auquel Dieu a pourvu).

Nous profitons de quelques jours de congé commun (ce qui est rare, Elsa étant dans un système calqué sur la France, et moi dans le système égyptien) pour aller respirer le bon air d'Ezkendereyya.
L'arrivée à la gare.
Avec ses vestiges romains, ses palais abandonnés, et sa cacophonie architecturale, Alexandrie multiplie les téléscopages culturels. Il se dégage de ses rues un charme et une nostalgie attachants.

Nous logeons dans une petite pension de famille installée dans un immeuble aux allures de palais vénitien, donnant sur cette baie fabuleuse où gisent entres autres merveilles les restes du phare.
La promenade de la "corniche", lieu de rendez-vous, de déambulation, de parade pour les jeunes.

(à suivre)


Nous profitons de quelques jours de congé commun (ce qui est rare, Elsa étant dans un système calqué sur la France, et moi dans le système égyptien) pour aller respirer le bon air d'Ezkendereyya.
L'arrivée à la gare.
Avec ses vestiges romains, ses palais abandonnés, et sa cacophonie architecturale, Alexandrie multiplie les téléscopages culturels. Il se dégage de ses rues un charme et une nostalgie attachants.

Nous logeons dans une petite pension de famille installée dans un immeuble aux allures de palais vénitien, donnant sur cette baie fabuleuse où gisent entres autres merveilles les restes du phare.

La promenade de la "corniche", lieu de rendez-vous, de déambulation, de parade pour les jeunes.

(à suivre)
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