samedi 22 septembre 2007

A l'Opera

Mardi soir, nous avions rendez vous devant l’entrée du Ramses, en veste cravate. Sherif, un collègue du NRC, nous a pris dans sa fiat et a foncé direction la belle île de Zamalek et l’Opéra du Caire où Omar Khoyrat, sorte d’Ennio Morricone égyptien, donnait un concert . Dans un patio illuminé, au milieu de costards et robes du soir remplis d’hommes d’affaires, de rois du pétrole et de nababs en exil désoeuvrés, nous avons retrouvé une brochette de profs du NRC, impeccablement sapés eux aussi. L’édifice date d’une quinzaine d’années en arrière. Il a remplacé le précédent opéra, situé rive droite du Nil, construit en 1869 pour fêter l’inauguration du canal de Suez. C’est pour cette inauguration que fut créé l’Aïda, de Verdi. L’ancien opéra brûla dans les années 1970. Le nouvel opera, construit avec le soutien du Japon, pour “sceller l’amitié entre l’Egypte et le Japon” (sic), reprend le style oriental classique avec son dôme, ses arcs, ses petites ouvertures et ses murs crénelés. Le vaste hall d’entrée contient un petit musée retraçant l’histoire des deux opéras, et présentant de somptueux costumes des personnages d’Aïda.
Accompagné d’une grande partie de l’orchestre symphonique du Caire, Omar Khoyrat a interprété quelques unes des musiques de films qu’il a composées. C’était drôle de voir toute la salle fredonner ces airs sans doute ultra-connus ici. La musique de ce compositeur mélange airs orientaux et mélodies occidentales. Cela ressemble assez à du Nino Rota, dans les films de Fellini. Voyant qu’il ne pouvait plus arrêter le public qui à chaque chanson tapait dans les mains, le chef a fini par diriger l’orchestre d’une main et la salle de l’autre : la classe! Sherif doit me passer quelques photos que je mettrai en ligne.

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