lundi 10 mars 2008

De retour

Après un bon mois et demie de vacances, il est plus que temps de reprendre le fil de notre récit.
Début janvier, les parents d'Elsa sont venus nous rendre visite. Nous en avons profité pour partir à la découverte de la haute Egypte, que nous n'avions pas encore visitée: je vous raconte ça très bientôt.
Après avoir crapahuté pendant une bonne semaine entre Assouan et Louxor, nous avons retrouvé nos pénates cairotes. Elsa a repris les cours. Quant à moi, c'était la période des corrections d'examens, qui s'est étalée - diluée devrais-je dire - sur deux semaines. Fin janvier, les vacances. Dans le système scolaire égyptien, l'année est divisée en deux semestres, séparés par des vacances de mi-année de deux semaines fin janvier/début février, et par les vacances d'été (deux mois et demie/trois mois).
Ces vacances tombaient bien puisque j'ai pu m'occuper de ma petite femme, que le docteur avait arrêtée par peur d'un accouchement prématuré. Deux semaines de cocooning, donc, ponctuées par quelques escapades à l'aventure, à travers la ville. Prendre des rues inconnues et les suivre, découvrir de petites places, des commerces et des quartiers où bat le coeur de la ville, le ventre du Caire. Le Centre Français de Culture et de Coopération nous fournit régulièrement bouquins, BD et DVD pour sustenter notre francité en mal de pays.
Mes parents sont arrivés au Caire le 17 février. Comme lors de la venue des parents d'Elsa, j'ai pu parfaire ma connaissance des lieux incontournables du Caire. C'est toujours l'occasion de découvrir de nouveaux détails, et bien sûr chaque jour et chaque lumière apportent aux décors un éclairage toujours nouveau. Ainsi de la citadelle, que j'avais d'abord visitée par un jour de beau temps où la pollution bouchait l'horizon. Cette fois, un bon orage a eu l'heur de laver le ciel la veille de notre visite, nous permettant le jour J d'admirer les pyramides de Guizeh, et même celles de Saqqarah et de Dachour (pourtant situées à une vingtaine de km du Caire), avec une netteté incroyable.
Le tout se détachant sur le sable des contreforts du désert lybique. Musée archéologique, derviches tourneurs, quartier copte, vieux caire, pyramides... une petite croisière sur Nil pour couronner le tout. La encore, matière à raconter. Les voilà repartis le premier mars avant l'aurore, à destination de Bruxelles où les attendaient leur toute nouvelle petite fille, ses heureux parents, et les tontons-tatas montés pour le week-end en Belgique pour découvrir leur nièce.
Notre train train a repris. Entre les préparations des élèves au DELF, les répétitions du club théâtre en vue du festival le mois prochain, les cours d'arabe où la somme de vocabulaire ne cesse de croître, la chorale, le catéchisme... je suis parfois un peu débordé. Enfin, rien à voir avec les preps interminables de l'an dernier, où nous passions nos soirées le nez sur l'écran d'ordinateur, un oeil dans les manuels, l'autre sur les programmes... Le temps passe différemment ici, et même bien meublé, je crois que nous avons pris la "maalesh" attitude, une chose après l'autre et tant pis si l'on ne peut pas tout faire.
Avant, de terminer ce message, je dois réparer une injustice qui pèse sur ma conscience de bloggeur censé transmettre les informations et si possibles les images. Voilà donc, enfin, une photo de ma chère et tendre, le ventre rond du premier fruit de notre coopération, 6 mois et demie.

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