mardi 13 novembre 2007

A l'orphelinat

En général on y va le mercredi après midi pour le soutien, puis on essaie de chanter un peu avec les filles qui sont motivées. Mais parfois il faut reconnaître qu'après 2 ou 3 h de soutien, on manque un peu d'énergie pour se dégourdir les cordes vocales. On sait que les filles, tous âges confondus, travaillent de 15 à 19h30- 20h tous les jours de classe (du lundi au jeudi et le samedi), on s'est dit qu'il serait mieux de d'aménager une pause en milieu d'après midi. La pause a été appréciée à sa juste valeur mais quelle affaire ensuite pour les remettre au travail (on les comprend...). Alors on a essayé de séparer plus nettement temps de devoirs et temps de divertissement et on est venu un vendredi, jour non travaillé, pour faire un peu de chorale, quelques jeux... et c'était super.

Le style en tongs, s'il vous plaît!

Le virage nord, pas très concerné

But!

Le goûter

Soeur Marie Venise, qui dirige l'orphelinat, nous a proposé de rester pour partager le repas avec les filles. Nous voici donc assis devant les longues tables étroites de la salle de réfectoire! Les enfants nous regardent avec amusement, pour une fois c'est nous qui sommes intimidés. Pendant que les plus âgées font le service, les plus petites chantent jusqu'à ce que tout le monde soit servi (je ne me suis pas fait traduire les paroles du chant, qui durait pas moins de 10 minutes).

Extrait

Puis, une prière, et à table. En qualité d'invités, nous avons été servis plus que les enfants, pourtant c'est bien eux qui en auraient besoin. Sr Marie Venise devine notre embarras et nous dit qu' il y aura de quoi resservir tout le monde. C'est jour de viande, jour de fête. Quelle voracité.

La cuisse de poulet ne fera pas long feu

Certains enfants souvent ceux qui viennent d'arriver, qui ne sont pas toujours en bonne santé, et jamais bien épais cassent les os avec leurs dents pour en sucer la moelle. Pourtant, à la fin du repas, il y a en effet de quoi se resservir, et chacun mange à sa faim. Mais il s'agit sans doute de réflexes pas encore abandonnés ; réflexes révélateurs...

Le repas s'achève et les enfants s'échappent pour leur temps libre. Nous restons encore discuter un peu avec Soeur Marie puis nous rentrons, abasourdis comme à chaque fois par le brouhaha continuel dans lequel vivent ces enfants. Le Caire n'est pourtant pas une ville silencieuse.


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Extrait du blog de sébastien: jean Séguy, qui vient de mourrir, a enseigné 2 ans au Collège de la Sainte Famille....




"Nous partagions aussi, au-delà d’un champ d’étude très proche (thèse sur les anabaptistes dans son cas, thèse sur les baptistes dans mon cas), une même expérience égyptienne: Jean Séguy comme moi-même nous sommes en effet immergés durant deux ans au Caire, en tant qu'enseignants, dans la même communauté jésuite (Collège de la Sainte Famille).
Je me souviens de la surprise et du ravissement de Jean Séguy lorsqu’il découvrit ce point de rencontre, croisant maints souvenirs communs (à 40 ans de distance), que ce soit les monastères du Wadi Natrun, les pistes de l’oasis du Fayoum ou la fréquentation du père Martin, merveilleux érudit en charge de la bibliothèque du collège de la Sainte Famille, que nous avions tous deux connu !"

Anonyme a dit…

Beau témoignage de la vie à l'orphelinat.L'esprit nostalgique je suis tombé par hasard sur cette page qui m'a permi de retraverser la Méditerranée l'espace de quelques instants. Je viens moi même d'y passer deux trop courtes semaines...en trois mots émouvant, enrichissant, inoubliable. Avec deux amis nous sommes venus préter main forte à Soeur Marie Venise et aux filles pour retapper et repeindre quelques pièces pendant les vacances. Mission accomplie... mais il reste tant à faire...J'espère pouvoir y retourner rapidement pour y continuer le travail "inch allah"; peut être nous y croiserons nous!
Bonne continuation à vous.
Florian